026-04-13T12:00:00+00:00">
Une semaine à Siargao, entre plages, scooter et vibes locales

Article

Une semaine à Siargao, entre plages, scooter et vibes locales

Après quelques jours à Manille, on a pris la direction de Siargao.
 
Pour y arriver, deux avions. Un premier jusqu'à Cebu en transit, puis un second vol direction Siargao. Ce dernier se fait dans un petit appareil, et à l'arrivée, on découvre probablement le plus petit aéroport où on ait jamais atterri. Le tapis roulant pour les bagages est quasiment à côté de la piste. Les valises passent de l'avion au tapis en quelques secondes, comme par magie. C'est drôle à voir, et ça te plonge immédiatement dans l'ambiance.
 
Et une fois sur place, changement total.
 
Ici, tout est plus lent. Plus simple. Plus chill.
 
Siargao, c'est un peu la référence surf des Philippines. Une île connue pour ses vagues, notamment du côté de General Luna, mais aussi pour cette vibe hyper détendue qui te fait perdre complètement la notion du temps. On pensait rester quelques jours... et au final, on y est restés une semaine entière sans voir le temps passer.
 
On avait réservé toute la semaine au Malipaya Villas, et là, gros coup de coeur. Le concept est assez original : seulement quelques logements sous forme de dômes, posés en bord de mer, très calmes. Une piscine partagée, et surtout une plage privée juste en face, absolument magnifique. L'endroit idéal pour vraiment déconnecter.
 
On a vite trouvé notre rythme. Une bonne partie de la journée à chiller à la villa ou sur la plage, puis on partait explorer ou faire une activité. Un équilibre parfait entre vraie déconnexion et envie de bouger. On alternait entre moments très calmes à la "casa" et journées à vadrouiller un peu partout sur l'île.
 
On s'était aussi fait une promesse pendant ce voyage : continuer à bouger un minimum. Du coup, on avait embarqué une corde à sauter. Tous les deux jours environ, petite session devant notre dôme, poids du corps et quelques rounds de corde. Simple, mais efficace pour garder le rythme.
 
Très vite, on a compris un truc essentiel. Ici, sans scooter, tu ne fais pas grand-chose. Dès notre arrivée, on en a loué un, et c'est clairement la meilleure décision qu'on ait prise. On a passé pas mal de temps à explorer l'île à notre rythme, sans plan précis, en s'arrêtant quand un endroit nous donnait envie.
 
On a notamment remonté jusqu'au nord, vers Alegria Beach, une plage magnifique et beaucoup plus sauvage, puis jusqu'à Pacifico Beach, connue pour ses vagues et son côté encore plus tranquille que le sud.
 
On a aussi fait un island hopping au départ de General Luna. Tu montes à bord d'un bateau traditionnel philippin et tu pars visiter plusieurs petites îles autour de Siargao, entre bancs de sable et spots de baignade. Ces bateaux sont visuellement magnifiques avec leurs couleurs et leurs balanciers. Par contre, les moteurs ne passent pas inaperçus. L'expérience est autant visuelle que sonore.
 
Sur l'eau, on découvre Naked Island, une simple bande de sable au milieu de l'océan, puis Daku Island, la plus grande, avec ses petites cabanes locales et ses repas sur la plage. Et une troisième île plus végétalisée et tranquille pour se poser.
 
Sur Daku, on a vécu une super expérience avec un boodle fight. Un repas traditionnel philippin hyper convivial : tout est posé directement sur une grande feuille de bananier, sans assiettes. Du riz, du poisson, de la viande, des légumes, et tout le monde mange avec les mains. Simple, mais vraiment cool.
 
On a aussi tenté une session de surf, histoire de vivre l'expérience jusqu'au bout. Les instructeurs locaux surfent depuis des années et vivent sur l'île depuis toujours. L'ambiance était hyper détendue, pleine de blagues et de complicité entre eux. Au final, c'était presque plus un moment de partage et de fun en groupe qu'un vrai cours structuré. Et c'est justement ça qui rendait l'expérience encore plus sympa.
 
Et puis il y a General Luna le soir. Plein de petits bars avec de la musique live quasiment partout. Aux Philippines, ils adorent ça. Tu passes d'un endroit à un autre, et à chaque fois quelqu'un joue ou chante. Les soirées sont très vivantes.
 
Une chose assez marquante sur l'île : il y a énormément de chiens errants, vraiment partout. Sur les routes, dans les villages, devant les commerces. Ils font complètement partie du paysage. Surprenant au début, puis on s'y habitue très vite.
 
Le soir, on allait souvent manger dans des carenderia, des petites cantines locales. Le principe : un comptoir avec plusieurs plats déjà cuisinés exposés dans des bacs. Tu choisis, on te sert avec du riz. Simple, rapide, très local. Rien de fancy, mais toujours très bon et hyper accueillant. Petit tips au passage : il n'y a quasiment jamais les prix affichés, donc il faut demander avant pour éviter le prix touriste.
 
On a aussi adopté la Red Horse, la bière locale. Assez forte, mais vraiment très bonne, largement au-dessus des bières classiques qu'on trouve partout. Elle a fait partie de nos soirées pendant toute la semaine.
 
Un dernier point qui nous tenait à coeur de mentionner : Siargao, comme les Philippines en général, s'est avérée très accueillante pour nous en tant que couple gay. L'île a une vibe internationale et ouverte, portée par une communauté de voyageurs et de locaux qui vivent et laissent vivre. On ne s'est jamais sentis regardés de travers, ni mis à l'écart. Au contraire, on a été accueillis avec la même chaleur que tout le monde, dans les bars, les cantines, les spots de surf. Cette aisance-là, on ne la prend pas pour acquise, et elle contribue vraiment à la qualité d'un séjour.
 
Au final, Siargao, c'est exactement le genre d'endroit où tu viens pour quelques jours... et où tu pourrais rester des semaines sans problème.